STUDIO INCANDESCENCE / SIL
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Le nombre devenu lumière

Une règle, itérée. Chaque édition part d’un nombre — une suite, un angle, un pas — et laisse la lumière le rendre visible. Calculées, prototypées et fabriquées dans l’atelier parisien.

Les 7 Raisons

Un nuage lenticulaire en incandescence, au-dessus d’un volcan. Des coupoles transparentes s’empilent sur un socle en bois tourné, chacune suspendue au-dessus de son propre anneau de lumière, le halo. Les modules s’assemblent d’un clic magnétique et se permutent à volonté. Lumière chaude aux extrémités, cœur plus clair au milieu : la lampe de table règle ses halos extérieurs à 2000 K et son halo central à 3000 K. Versions table, buffet, lampadaire et suspension.

La gamme se compte en nombres premiers : trois, cinq et sept coupoles. Les diamètres ne sont pas dessinés mais comptés — n segments de 25 mm, Ø = 25n/π — et montent vers un maximum avant de redescendre, 7-8-10-11-11-9-7 sur le modèle de table : l’empilement se lit comme un nuage, pas comme un cône. Chaque coupole suit une méridienne en loi de puissance, de pente maximale au bord, qui capte la lumière de son halo et la replie à l’intérieur.

crOOzin

Pas une lampe qui éclaire une pièce, mais une lumière que l’on regarde. Un abat-jour biomorphique en résine, sur un socle en bois tourné main, abrite une lentille qui diffracte, focalise et dévie la lumière, puis projette au plafond une ombre qui prolonge la forme. Pas d’arc-en-ciel : une lumière blanche à travers un filtre dichroïque, chaque pièce figée dans un seul rapport de deux couleurs, choisi par celui qui la possède.

Une seule définition paramétrique, jamais deux fois la même pièce. Les nervures de l’abat-jour sont recalculées pour chaque lampe : chacune est une itération unique de la règle, un motif qui n’existe qu’une fois. Imprimée en résine par couches de 25 µm, en série limitée et numérotée, fabriquée à Paris.

PumpKini’

Une petite créature de lumière, un peu espiègle — mi-fruit défendu, mi-pieuvre en colère. Une coque de résine perforée, noire ou blanche, jette une constellation de points colorés sur les murs qui l’entourent. La pièce d’entrée de la collection : alimentée en USB-C, trois tailles, une lentille dichroïque dans le couple de couleurs de votre choix.

Trois tailles en progression arithmétique : 8, 14 et 20 cm. Les ouvertures courent en rangées le long des méridiens de la coque et changent de diamètre avec sa courbure : la lumière sort de l’objet en un champ de points de tailles variables.

Phyllotaxis Lamp

Un instrument de lumière vivante, conçu pour accompagner le repos et la respiration. Une corolle de pétales découpés au laser s’ouvre en coque parabolique au-dessus du corps et porte des centaines de points lumineux. Bâtie sur le module crOOzin Core du studio, elle est développée pour adapter ses séquences — spirales lentes, pulsations, vagues — au rythme de la personne allongée dessous.

Chaque point de lumière tourne de l’angle d’or, 137,508°, par rapport au précédent — la règle des capitules de tournesol et des pommes de pin. Deux points ne s’alignent jamais, et des spirales apparaissent que personne n’a dessinées, comptées en nombres de Fibonacci consécutifs. Une même géométrie à deux échelles, dans un rapport de dix : un objet d’environ 250 mm et une installation immersive d’environ 2 500 mm.

Le Miroir

Un miroir au-dessus du lit, cerné d’une ligne de lumière chaude, le temps d’une nuit dans une suite d’hôtel. La structure tient sur ses quatre jambes, sans rien fixer au mur ni au plafond, arrive pliée dans un seul cylindre et se déploie comme une tente. Un objet de désir plutôt qu’un meuble : il doit être léger, élégant et prêt en quelques minutes.

Un champ 4:3 de douze cassettes miroir de 400 mm de côté, qui forme un plan de 1 600 × 1 200 mm. Le cadre se replie en deux sur le petit côté et en trois sur le grand ; quatre jambes s’inclinent à 10°. Tout dérive d’un seul module. Conçu pour se monter en moins de dix minutes.